Quinzaine de l'enfant africain

L'animation  aux jardins d'Eole

 

 
 

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Quand ? le 6 juin 2009
A quelles heures ? de 10 à 22 heures
Ou ? Au point sur le plan des jardins d'Eole >
Qui ? Organisé par le Collectif  IDAY
Combien ? Participation gratuite
L'association ?

Associations membres du collectif IDAY participant à l’événement :

-         ANI (Afrique et Nouvelles Interdépendances) (14ème arrondissement)

-         ADEC (Aides, Développement et Echanges Culturels) (92)

-         ADEAS (Association des Etudiants Africains de la Sorbonne) (5ème arrondissement)

-         APEO (Action pour Enfants Oubliés) (Eragny-sur-Oise)

-         ASEDOS (Association pour Assistance Aux Enfants Démunis et Orphelins Du SIDA en Afrique) (12ème arrondissement)

-         ATELIER FIWE (11ème arrondissement)

-         JEDE (Jeunesse Enfance Développement Environnement) (95)

-         SOS CASAMANCE (18ème arrondissement)

Le déroulement ?

II     Déroulement de la journée :

 (entre parenthèses : association(s) organisatrice(s) du stand ou de l’animation)

10h – 12h             

Matinée débat. Grand barnum à palabres destiné à des discussions relatives au thème suivant : les facteurs locaux qui entravent l’objectif d’Education Pour Tous (EPT) (voir descriptif des deux discussions proposées plus bas).

Possibilité de mobiliser des associations et animateurs du 18ème pour organiser un tournois sportif (pour une certaine tranche d’âge) sur les terrains qui entourent le parc.

12h – 13h

Pause restauration

13h – 15h

Projections de film et théâtre d’enfants : sous couvert de la possibilité de se procurer auprès de la mairie de Paris une tente à toile opaque destinée à la projection en plein air.

-          Film sur les enfants esclaves (Atelier Fiwe)

-          Films d’animation réalisés par les enfants (ADEC)

-          Théâtre d’enfants et projection (Atelier Fiwe, ADEC) – mise en correspondance des enfants au Cameroun et en France : théâtre et réponses filmées : paroles d’enfants du Cameroun (ADEC).

15h – 20h/22h (possibilité d’ajouter d’autres artistes au programme)

Scène/chapiteau au niveau de l’amphithéâtre pour les concerts suivants :

1. Nickerson (5 musiciens) – 20/30mn

2. Grégoire (guitare sèche, concert accoustique) – 20/30mn

3. Alpha Wess (45mn)

4. Ba Guewel (5 musiciens+ 5 danseuses) – 30/45mn

5. Global Gnawa ( 6 musiciens) – 1h30

12h- 22h Manifestation populaire au Jardins Eole du 18ème

-          Un stand alimentation – cuisine africaine (ADEC)

-     Un stand pour l’association ASEDOS du collectif IDAY

-          Vente d’objets/ artisanat au profit d’une école publique au Cameroun et jeux pour enfants (type pêche à la ligne, kermesses) (ADEC)

-          Un stand activité littéraire : lectures de poésie et atelier d’écriture.

Proposition 1 : concevoir avec les enfants une histoire à mettre en bande-dessinée, la travailler au long de la journée et la finir (matériel : grandes feuilles, stylos, collages etc.).

Proposition 2 : atelier rédaction avec une contrainte en tirant des mots clefs liés à l’éducation et au continent africain.

Proposition 3 : ce stand pourra aussi faire valoir des associations du 18ème (comme BSF) avec vente de livres au profit d’écoles. Nous espérons mobiliser un partenaire comme l’Harmattan.

-          Un stand destiné à la vente d’objets d’art ou artisanat africains.

-          Un stand pour atelier maquillage et goûter pour les enfants : ceux-ci pourront ensuite participer au concert de Ba Gewel (maquillage et costumes).

-          Une démonstration de freestyle                                   

Associations du 18ème susceptibles d’être mobilisées pour participer à l’événement : 

-          Association coopération des femmes africaines (ACOFA)

-          Association de solidarité internationale et d’intégration (ASI)

-          Association pour l’éducation et le développement (Cameroun)

-          Bibliothèque sans frontières (BSF)

-          Comité Français pour la Solidarité Internationale

-          Espoir et développement

-          Mouvement international culturel de la jeunesse

Les débats !

1ère discussion (13h-14h)  

Caractéristiques des élèves et méthodes pédagogiques : comment concilier l’école avec son milieu social ?

 (Intervenants à définir) 

L’école ne réfléchit parfois pas assez à qui vient à l’école. Les caractéristiques des élèves, telles que le sexe, la localisation géographique (rural/urbain), le milieu familial, la scolarité antérieur, sont autant de facteurs auxquels le système éducatif doit s’adapter. Prendre en compte le milieu social de l’école est la première pierre de l’édifice. En effet, combien de fois a-t-on rappelé, par exemple, que la situation des filles est particulièrement critique. Dans un document technique de la Banque Mondiale daté de 1995, Adhiambo Odaga et Ward Heneveld  annonçaient de manière très pessimiste que la promotion de l’éducation féminine est certainement le défi le plus décourageant qui existe. La situation a-t-elle changée en l’espace de treize ans ? Les taux de scolarisation mais aussi les taux d’achèvement du primaire sont – dans tous pays confondus – beaucoup plus bas pour les filles que pour les garçons. Nous évoquerons ici les facteurs culturels, socio-économiques, institutionnels (préjugés à l’égard des femmes, rôle des filles dans les familles, environnement scolaire, faible demande d’éducation des filles, manque de débouchés professionnels…) qui entravent la scolarisation des filles. D’autre part, nous examinerons les différences d’accès à la scolarisation entre milieux rural et urbain, de même que les lieux sociaux de la demande scolaire (types de familles, organisation du foyer etc.).

            Comment assurer des chances égales d’apprentissage pour tous les enfants ? Telle est la question de ce débat, qui mettra notamment en avant les raisons de la plus faible scolarisation des filles et de leur difficile taux d’achèvement du primaire. Parmi les facteurs scolaires, il serait intéressant d’observait l’attitude par rapport aux filles : bénéficient-elles du même soutien, du même accent mis sur leur développement personnel (ex : encouragements, cours de rattrapages pour les élèves les plus faibles) ? D’autre part, seront analysés les facteurs scolaires qui accroissent la tendance (peu d’enseignantes, types de manuels scolaires, moindre enseignement des mathématiques et des sciences, horaires stricts peu adaptables aux tâches qui sont requises des filles dans leur familles etc.) et les difficultés de la scolarisation en milieu rural. Pour ce type de problèmes d’inégalité de genre et d’inégalité sociale, il faut investiguer la part de responsabilité des facteurs liés à la classe (durée des cours, regroupements par aptitudes, pédagogie) en rapport aux facteurs liés à la communauté (famille, soutien à l’éducation ou retrait du système scolaire).
 

2ème discussion (14h-15h) 

Systèmes scolaires africains : une éducation à repenser ?

Participants envisagés :

1.  Modérateur : David Gakunzi

2.  Jean-Yves Martin (IRD)

3.  Un expert de l’ADEA

4.  Un responsable de l’association ‘Enseignants sans frontières’ 

            L’éducation sur le continent africain souffre d’une perte d’identité due tant à la pertinence des programmes qu’au manque d’ancrage culturel et social dans les différents pays. Cette rupture observée entre école et population est entre autre le fruit d’une représentation de l’éducation très stricte et au service de l’Empire prenant sa source pendant la période coloniale. L’usage exclusif de la langue du colonisateur, ainsi que l’objectif de l’école – créer des emplois subalternes au service des colons – a mis l’école en porte-à-faux culturel, notamment dans le monde rural. Ces représentations ont été différentes d’un pays à l’autre, mais durant la période des indépendances, les Etats ont également promu une éducation unique, intégrant les disparités territoriales, tout en se tournant vers le mode de vie urbain, éloigné de la majorité de la population. D’autre part, si les programmes ont évolué dans leur contenu, peu de pays ont vraiment transformé, par la suite, leurs méthodes pédagogiques et didactiques, par exemple en faveur d’une pédagogie sensible aux questions de genre. La situation précaire des enseignants n’encourage pas non plus à un suivi pédagogique régulier des élèves au cas par cas. Mais c’est seulement en accordant une importance centrale à l’enseignement en soi que les directeurs d’école peuvent maintenant faire la différence. Enfin, le contenu même de l’apprentissage doit faire l’objet d’un examen approfondi, en relation avec la société dans laquelle l’école agit.

            De ce constat naissent deux interrogations. L’école est-elle toujours a-culturée ? Fait-elle office d’instance de dé-culturation ? Face à ces questions, certains pays ont essayé d’ancrer leur école dans la réalité culturelle du pays, en enseignant dans les langues maternelles, en utilisant proverbes et comptines, en promouvant la découverte de l’environnement immédiat des élèves. Parallèlement, le continent africain a vu se multiplier les écoles spontanées (parfois appelées clandestines ou parallèles) venues concurrencer l’école publique. Ces écoles, de nature différentes selon les pays, regroupent les formes d’éducation d’initiative parentale ou communautaire. Ce micro-financement éducatif permet de créer une offre dans les zones enclavées ou peu aidées par le pouvoir central. Au Mali, elles constituent un pan entier du système éducatif national. Elles jouissent de la reconnaissance de l’Etat d’un appui croissant depuis 1994. Mais ce phénomène interroge d’autant plus la façon dont l’école est faite : sa vision, ses normes, la pertinence de ses programmes, et ses incitations. Ces écoles sont-elles une alternative à une offre inadaptée ? Mettent-elles en exergue l’incapacité de l’école publique à fournir une offre scolaire qui satisfasse la population ? Par ailleurs, dans quelles mesures les méthodes scolaires peuvent-elles être modifiées ? Est-il possible d’appliquer le plurilinguisme partout ? Comment concilier la culture et les nécessités économiques et sociales auxquelles les pays font face ?