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Le déroulement ? |
II Déroulement de la
journée :
(entre parenthèses :
association(s) organisatrice(s) du stand ou de l’animation)
10h –
12h
Matinée
débat. Grand barnum à palabres destiné à des discussions
relatives au thème suivant : les facteurs locaux qui entravent
l’objectif d’Education Pour Tous (EPT) (voir descriptif des
deux discussions proposées plus bas).
Possibilité
de mobiliser des associations et animateurs du 18ème
pour organiser un tournois sportif (pour une certaine tranche
d’âge) sur les terrains qui entourent le parc.
12h – 13h
Pause restauration
13h – 15h
Projections de film et théâtre
d’enfants : sous couvert de la possibilité de se procurer auprès
de la mairie de Paris une tente à toile opaque destinée à la
projection en plein air.
-
Film sur les enfants esclaves (Atelier Fiwe)
-
Films d’animation réalisés par les enfants (ADEC)
-
Théâtre d’enfants et projection (Atelier Fiwe, ADEC) –
mise en correspondance des enfants au Cameroun et en France :
théâtre et réponses filmées : paroles d’enfants du Cameroun (ADEC).
15h – 20h/22h (possibilité
d’ajouter d’autres artistes au programme)
Scène/chapiteau au niveau de
l’amphithéâtre pour les concerts suivants :
1.
Nickerson (5 musiciens) – 20/30mn
2. Grégoire
(guitare sèche, concert accoustique) – 20/30mn
3. Alpha
Wess (45mn)
4. Ba
Guewel (5 musiciens+ 5 danseuses) – 30/45mn
5. Global
Gnawa ( 6 musiciens) – 1h30
12h- 22h Manifestation populaire
au Jardins Eole du 18ème
-
Un stand alimentation – cuisine africaine (ADEC)
- Un stand pour l’association
ASEDOS du collectif IDAY
-
Vente d’objets/ artisanat au profit d’une école publique
au Cameroun et jeux pour enfants (type pêche à la ligne,
kermesses) (ADEC)
-
Un stand activité littéraire : lectures de poésie et
atelier d’écriture.
Proposition 1 : concevoir avec les enfants une histoire à mettre
en bande-dessinée, la travailler au long de la journée et la
finir (matériel : grandes feuilles, stylos, collages etc.).
Proposition
2 : atelier rédaction avec une contrainte en tirant des mots
clefs liés à l’éducation et au continent africain.
Proposition
3 : ce stand pourra aussi faire valoir des associations du 18ème
(comme BSF) avec vente de livres au profit d’écoles. Nous
espérons mobiliser un partenaire comme l’Harmattan.
-
Un stand destiné à la vente d’objets d’art ou artisanat
africains.
-
Un stand pour atelier maquillage et goûter pour les
enfants : ceux-ci pourront ensuite participer au concert de Ba
Gewel (maquillage et costumes).
-
Une démonstration de freestyle
Associations du 18ème susceptibles d’être mobilisées
pour participer à l’événement :
-
Association coopération des femmes africaines (ACOFA)
-
Association de solidarité internationale et d’intégration
(ASI)
-
Association pour l’éducation et le développement
(Cameroun)
-
Bibliothèque sans frontières (BSF)
-
Comité Français pour la Solidarité Internationale
-
Espoir et développement
-
Mouvement international culturel de la jeunesse |
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Les débats ! |
1ère
discussion (13h-14h)
Caractéristiques des élèves et
méthodes pédagogiques : comment concilier l’école
avec son milieu social ?
(Intervenants à
définir)
L’école ne réfléchit parfois pas assez à
qui vient à l’école. Les caractéristiques des élèves, telles que
le sexe, la localisation géographique (rural/urbain), le milieu
familial, la scolarité antérieur, sont autant de facteurs
auxquels le système éducatif doit s’adapter. Prendre en compte
le milieu social de l’école est la première pierre de l’édifice.
En effet, combien de fois a-t-on rappelé, par exemple, que la
situation des filles est particulièrement critique. Dans un
document technique de la Banque Mondiale daté de 1995, Adhiambo
Odaga et Ward Heneveld annonçaient de manière très pessimiste
que la promotion de l’éducation féminine est certainement le
défi le plus décourageant qui existe. La situation a-t-elle
changée en l’espace de treize ans ? Les taux de scolarisation
mais aussi les taux d’achèvement du primaire sont – dans tous
pays confondus – beaucoup plus bas pour les filles que pour les
garçons. Nous évoquerons ici les facteurs culturels,
socio-économiques, institutionnels (préjugés à l’égard des
femmes, rôle des filles dans les familles, environnement
scolaire, faible demande d’éducation des filles, manque de
débouchés professionnels…) qui entravent la scolarisation des
filles. D’autre part, nous examinerons les différences d’accès à
la scolarisation entre milieux rural et urbain, de même que les
lieux sociaux de la demande scolaire (types de familles,
organisation du foyer etc.).
Comment assurer des chances égales d’apprentissage pour tous les
enfants ? Telle est la question de ce débat, qui mettra
notamment en avant les raisons de la plus faible scolarisation
des filles et de leur difficile taux d’achèvement du primaire.
Parmi les facteurs scolaires, il serait intéressant d’observait
l’attitude par rapport aux filles : bénéficient-elles du même
soutien, du même accent mis sur leur développement
personnel (ex : encouragements, cours de rattrapages pour les
élèves les plus faibles) ? D’autre part, seront analysés les
facteurs scolaires qui accroissent la tendance (peu
d’enseignantes, types de manuels scolaires, moindre enseignement
des mathématiques et des sciences, horaires stricts peu
adaptables aux tâches qui sont requises des filles dans leur
familles etc.) et les difficultés de la scolarisation en milieu
rural. Pour ce type de problèmes d’inégalité de genre et
d’inégalité sociale, il faut investiguer la part de
responsabilité des facteurs liés à la classe (durée des cours,
regroupements par aptitudes, pédagogie) en rapport aux facteurs
liés à la communauté (famille, soutien à l’éducation ou retrait
du système scolaire).
2ème discussion (14h-15h)
Systèmes
scolaires africains : une éducation à repenser ?
Participants envisagés :
1. Modérateur : David Gakunzi
2. Jean-Yves Martin (IRD)
3. Un expert de l’ADEA
4. Un responsable de l’association
‘Enseignants sans frontières’
L’éducation sur le continent
africain souffre d’une perte d’identité due tant à la pertinence
des programmes qu’au manque d’ancrage culturel et social dans
les différents pays. Cette rupture observée entre école et
population est entre autre le fruit d’une représentation de
l’éducation très stricte et au service de l’Empire prenant sa
source pendant la période coloniale. L’usage exclusif de la
langue du colonisateur, ainsi que l’objectif de l’école – créer
des emplois subalternes au service des colons – a mis l’école en
porte-à-faux culturel, notamment dans le monde rural. Ces
représentations ont été différentes d’un pays à l’autre, mais
durant la période des indépendances, les Etats ont également
promu une éducation unique, intégrant les disparités
territoriales, tout en se tournant vers le mode de vie urbain,
éloigné de la majorité de la population. D’autre part, si les
programmes ont évolué dans leur contenu, peu de pays ont
vraiment transformé, par la suite, leurs méthodes pédagogiques
et didactiques, par exemple en faveur d’une pédagogie sensible
aux questions de genre. La situation précaire des enseignants
n’encourage pas non plus à un suivi pédagogique régulier des
élèves au cas par cas. Mais c’est seulement en accordant une
importance centrale à l’enseignement en soi que les directeurs
d’école peuvent maintenant faire la différence. Enfin, le
contenu même de l’apprentissage doit faire l’objet d’un examen
approfondi, en relation avec la société dans laquelle l’école
agit.
De ce constat naissent deux
interrogations. L’école est-elle toujours a-culturée ? Fait-elle
office d’instance de dé-culturation ? Face à ces questions,
certains pays ont essayé d’ancrer leur école dans la réalité
culturelle du pays, en enseignant dans les langues maternelles,
en utilisant proverbes et comptines, en promouvant la découverte
de l’environnement immédiat des élèves. Parallèlement, le
continent africain a vu se multiplier les écoles spontanées
(parfois appelées clandestines ou parallèles) venues
concurrencer l’école publique. Ces écoles, de nature différentes
selon les pays, regroupent les formes d’éducation d’initiative
parentale ou communautaire. Ce micro-financement éducatif permet
de créer une offre dans les zones enclavées ou peu aidées par le
pouvoir central. Au Mali, elles constituent un pan entier du
système éducatif national. Elles jouissent de la reconnaissance
de l’Etat d’un appui croissant depuis 1994. Mais ce phénomène
interroge d’autant plus la façon dont l’école est faite : sa
vision, ses normes, la pertinence de ses programmes, et ses
incitations. Ces écoles sont-elles une alternative à une offre
inadaptée ? Mettent-elles en exergue l’incapacité de l’école
publique à fournir une offre scolaire qui satisfasse la
population ? Par ailleurs, dans quelles mesures les méthodes
scolaires peuvent-elles être modifiées ? Est-il possible
d’appliquer le plurilinguisme partout ? Comment concilier la
culture et les nécessités économiques et sociales auxquelles les
pays font face ? |